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Cours · Bac+1 (MPSI)

Logique et ensembles

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Ensembles

Non commencé

Définitions

Un ensemble EE est une collection d'objets appelés éléments. On note x∈Ex \in E si xx appartient à EE, et x∉Ex \notin E sinon. L'inclusion A⊂BA \subset B signifie que tout élément de AA est dans BB. Deux ensembles sont égaux si et seulement s'ils ont les mêmes éléments (double inclusion).

L'ensemble des parties P(E)\mathcal{P}(E) est l'ensemble de tous les sous-ensembles de EE. En prépa, on manipule aussi les opérations ensemblistes : union ∪\cup, intersection ∩\cap, complémentaire et différence. Les lois de De Morgan et la distributivité sont des outils de démonstration quotidiens.

Pourquoi c’est central : cette notion structure les preuves et calculs du programme ; maîtriser définitions et hypothèses évite les applications hors cadre.

Formules

  • A⊂B⇔(∀x∈E, x∈A⇒x∈B)A \subset B \Leftrightarrow (\forall x \in E,\ x \in A \Rightarrow x \in B)
  • A=B⇔A⊂B et B⊂AA = B \Leftrightarrow A \subset B \text{ et } B \subset A
  • A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C)(distributiviteˊ)A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C) \quad \text{(distributivité)}
  • A∪B‾=A‾∩B‾(lois de De Morgan)\overline{A \cup B} = \overline{A} \cap \overline{B} \quad \text{(lois de De Morgan)}
  • ∣P(E)∣=2∣E∣ si E est fini|\mathcal{P}(E)| = 2^{|E|} \text{ si } E \text{ est fini}

Exemples

Exemple 1

Montrer A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C)A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C) par double inclusion.

Méthode

Si x∈A∩(B∪C)x \in A \cap (B \cup C), alors x∈Ax \in A et (x∈Bx \in B ou x∈Cx \in C), donc x∈(A∩B)∪(A∩C)x \in (A \cap B) \cup (A \cap C). Réciproquement, si xx est dans le membre de droite, il est dans AA et dans BB ou CC.

Résultat

A∩(B∪C)=(A∩B)∪(A∩C)A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C).

Exemple 2

Calculer ∣P({1,2})∣|\mathcal{P}(\{1,2\})|.

Méthode

(1) Lire l'énoncé et repérer les hypothèses / la forme utile. (2) P({1,2})={∅,{1},{2},{1,2}}\mathcal{P}(\{1,2\}) = \{\emptyset, \{1\}, \{2\}, \{1,2\}\}. Pour un ensemble fini à nn éléments, ∣P(E)∣=2n|\mathcal{P}(E)| = 2^n. (3) Vérifier le résultat (ordre de grandeur, cas particulier, ou dérivation/substitution).

Résultat

∣P({1,2})∣=4=22|\mathcal{P}(\{1,2\})| = 4 = 2^2.

À retenir

Quantificateurs

Non commencé

Définitions

Les quantificateurs permettent de formaliser des propriétés sur un ensemble. ∀x∈E,P(x)\forall x \in E, P(x) signifie « pour tout xx de EE, la propriété P(x)P(x) est vraie ». ∃x∈E,P(x)\exists x \in E, P(x) signifie « il existe au moins un xx dans EE tel que P(x)P(x) ».

On peut aussi écrire ∃!x\exists! x pour l'unicité. La négation d'une proposition quantifiée s'obtient en inversant le quantificateur et en niant la propriété. Attention : « pour tout » n'implique pas que tous les xx vérifient la même chose de manière identique — chacun doit seulement satisfaire PP.

Les quantificateurs formalisent les propriétés : ∀x∈E,P(x)\forall x \in E, P(x) (« pour tout ») et ∃x∈E,P(x)\exists x \in E, P(x) (« il existe »). On écrit aussi ∃!\exists! pour l'unicité.

La négation d'une proposition quantifiée s'obtient en inversant le quantificateur et en niant la propriété. L'ordre des quantificateurs compte : ∀x∃y\forall x \exists y n'est pas équivalent à ∃y∀x\exists y \forall x.

Formules

  • ¬(∀x∈E,P(x))⇔∃x∈E,¬P(x)\neg(\forall x \in E, P(x)) \Leftrightarrow \exists x \in E, \neg P(x)
  • ¬(∃x∈E,P(x))⇔∀x∈E,¬P(x)\neg(\exists x \in E, P(x)) \Leftrightarrow \forall x \in E, \neg P(x)
  • (∀x,P(x)⇒Q(x)) se lit « si P(x) alors Q(x) pour tout x »(\forall x, P(x) \Rightarrow Q(x)) \text{ se lit « si } P(x) \text{ alors } Q(x) \text{ pour tout } x \text{ »}
  • ∃x,P(x)∧Q(x)⇒∃x,P(x) et ∃x,Q(x)\exists x, P(x) \land Q(x) \Rightarrow \exists x, P(x) \text{ et } \exists x, Q(x)

Exemples

Exemple 1

Nier « ∀x∈R,x2≥0\forall x \in \mathbb{R}, x^2 \geq 0 ».

Méthode

(1) Lire l'énoncé et repérer les hypothèses / la forme utile. (2) Négation : inverser ∀\forall en ∃\exists et nier le prédicat : ∃x∈R,x2<0\exists x \in \mathbb{R}, x^2 < 0. (3) Vérifier le résultat (ordre de grandeur, cas particulier, ou dérivation/substitution).

Résultat

∃x∈R, x2<0\exists x \in \mathbb{R},\ x^2 < 0 (proposition fausse, mais négation formellement correcte).

Exemple 2

Nier « ∃n∈N,n2=2\exists n \in \mathbb{N}, n^2 = 2 ».

Méthode

(1) Lire l'énoncé et repérer les hypothèses / la forme utile. (2) Inverser ∃\exists en ∀\forall : ∀n∈N,n2≠2\forall n \in \mathbb{N}, n^2 \neq 2. (3) Vérifier le résultat (ordre de grandeur, cas particulier, ou dérivation/substitution).

Résultat

∀n∈N, n2≠2\forall n \in \mathbb{N},\ n^2 \neq 2.

À retenir

Raisonnements

Non commencé

Définitions

En prépa, on distingue plusieurs modes de raisonnement. L'implication P⇒QP \Rightarrow Q : on suppose PP vraie et on démontre QQ. La contraposée ¬Q⇒¬P\neg Q \Rightarrow \neg P est logiquement équivalente à P⇒QP \Rightarrow Q.

La réciproque Q⇒PQ \Rightarrow P ne l'est en général pas. Le raisonnement par l'absurde : pour montrer PP, on suppose ¬P\neg P et on aboutit à une contradiction. Le raisonnement par récurrence : on prouve P(0)P(0) puis ∀n,P(n)⇒P(n+1)\forall n, P(n) \Rightarrow P(n+1) pour conclure ∀n,P(n)\forall n, P(n). Le raisonnement par disjonction de cas et par analyse-synthèse sont aussi courants.

Modes de raisonnement usuels en prépa : implication P⇒QP \Rightarrow Q (supposer PP, prouver QQ), contraposée ¬Q⇒¬P\neg Q \Rightarrow \neg P (équivalente), réciproque Q⇒PQ \Rightarrow P (non équivalente en général).

Absurde : pour montrer PP, on suppose ¬P\neg P et on aboutit à une contradiction. Récurrence : P(0)P(0) puis ∀n,P(n)⇒P(n+1)\forall n, P(n) \Rightarrow P(n+1). On utilise aussi disjonction de cas et analyse-synthèse.

Formules

  • (P⇒Q)⇔(¬Q⇒¬P)(contraposeˊe)(P \Rightarrow Q) \Leftrightarrow (\neg Q \Rightarrow \neg P) \quad \text{(contraposée)}
  • Absurde : ¬P⇒⊥⇒P\text{Absurde : } \neg P \Rightarrow \bot \Rightarrow P
  • Reˊcurrence : P(0)∧(∀n,P(n)⇒P(n+1))⇒∀n,P(n)\text{Récurrence : } P(0) \land (\forall n, P(n) \Rightarrow P(n+1)) \Rightarrow \forall n, P(n)
  • P⇔Q se montre par deux implicationsP \Leftrightarrow Q \text{ se montre par deux implications}

Exemples

Exemple 1

Montrer « n2n^2 pair ⇒\Rightarrow nn pair » par contraposée.

Méthode

(1) Lire l'énoncé et repérer les hypothèses / la forme utile. (2) Contraposée : si nn impair, n=2k+1n=2k+1, alors n2=4k2+4k+1n^2=4k^2+4k+1 impair. Donc si n2n^2 est pair, nn ne peut être impair. (3) Vérifier le résultat (ordre de grandeur, cas particulier, ou dérivation/substitution).

Résultat

n2n^2 pair ⇒\Rightarrow nn pair.

Exemple 2

Montrer 1+⋯+n=n(n+1)21+\cdots+n = \frac{n(n+1)}{2} par récurrence.

Méthode

(1) Lire l'énoncé et repérer les hypothèses / la forme utile. (2) Init. n=1n=1 : OK. Hérédité : si vrai en nn, alors 1+⋯+(n+1)=n(n+1)2+(n+1)=(n+1)(n+2)21+\cdots+(n+1) = \frac{n(n+1)}{2}+(n+1) = \frac{(n+1)(n+2)}{2}. (3) Vérifier le résultat (ordre de grandeur, cas particulier, ou dérivation/substitution).

Résultat

∀n∈N∗, ∑k=1nk=n(n+1)2\forall n \in \mathbb{N}^*,\ \sum_{k=1}^n k = \frac{n(n+1)}{2}.

À retenir